13 commentaires sur “Mais qu’attendent les éditeurs de SF pour arriver en numérique ?

  1. Je confirme… Je ne pirate pas, mais quand je vois l’offre, je ne m’étonne pas que certains le fassent. Ca ne les justifie pas pour autant, mais si on ne leur donne pas les moyens d’acheter les ebooks, faut pas s’étonner de ne pas vendre.

  2. Au début je n’ai pas compris ce titre. Lectrice de SF, j’en trouve en ebook sans soucis tant que je me tourne vers les indépendants, de Bragelonne aux petites structures. L’Atalante arrive bientôt. Je trouve que c’est un milieu qui s’adapte plutôt bien au numérique.
    Mais, ah, oui, les éditeurs de SF qui font partie de grands groupes, c’est un tout autre poème.

    • Bonjour Imaginelg,

      Heureusement qu’ils y a des petits (et moins petits) éditeurs de SF qui sont actifs dans ce domaine, cela nous donne notre dose quotidienne mais aussi l’opportunité de découvrir des titres rarement disponibles dans des grandes « librairies » (supermarchés à mes yeux).

      Mais tout consommateur de SF à passé beaucoup de temps à lire les Fleuve Noir, les Pocket, les FolioSF, les J’aiLu SF, et malheureusement tout ses titres sont absent pour le moment de l’offre légale, sans DRM, à prix raisonables.

      Le Bélial, ActuSF et Bragelonne en tête, bientôt rejoints par L’Atalante, LaVolte, Les moutons Électriques et de nombreux autres éditeurs de SF font notre bonheur pour le moment et prennent dans nos habitudes la place que d’autres devront payer chèrement plus tard.

    • Il manque beaucoup de nouveautés tout de même.
      Et surtout énormément de fond de catalogue rentabilisé depuis longtemps.

      Mais oui cette rentrée vois arriver pas mal d’éditeur avec un catalogue souvent pointu.

      • Si tu fais référence à Bragelonne, c’est surtout une question de négociations des droits en général. Pour les gros éditeurs, je ne comprends pas très bien leur stratégie (s’il y en a une)

  3. Les éditeurs ? Y voir un message ? Ils ne voient généralement pas grand chose quand ça vient « du bas », le public (les clients devrais-je dire !) ne sont que très rarement entendus.
    De toute façon, tant que le prix du numérique sera indexé sur celui du grand format (pour les raisons que l’on connait), la numérisation n’apportera pas grand chose…
    Vivement que l’offre de l’Atalante arrive d’ailleurs, que l’on puisse poursuivre la lecture de David Weber à moindre prix !!

    • Je me fais un devoir de les contacter en direct sur twitter, par email ou IRL et tenter de partager mon point de vue de lecteur. Certains entendent, certains même me lisent ici, mais les contraintes sont parfois importantes (auteurs, agents, ayants droits, politique de groupe, …)

      Mais ce n’est qu’en faisant entendre notre voix que nous pourrons faire bouger les choses 🙂

      • Cher lecteur en colère,
        Dialoguer sur Twitter, c’est une excellente idée et nous sommes ravis de lire vos critiques constructives, qui nous aident précisément à percevoir les attentes des lecteurs.
        Cependant, je trouve dommage qu’après des échanges de tweets, vous rédigiez une note de blog comme si cette conversation en ligne n’avait pas eu lieu.
        Comme j’ai pris le temps de vous l’expliquer le 20 septembre, un groupe comme UniversPoche (qui gère Pocket et Fleuve Noir, notamment) ne peut pas rééditer en numérique des livres épuisés sans détenir les droits pour le faire. Or, à l’époque où ces droits ont été signés, le numérique n’était pas inclus. Pour la plupart des textes en traduction, il faut renégocier pour chaque titre avec l’éditeur original, l’agent et le traducteur.
        Le site dont vous taisez le nom ne s’encombre pas de ce genre de problème, bien entendu. Il scanne, relit, mouline aux différents formats et diffuse. Il s’assied entièrement sur le droit d’auteur, ce qu’un groupe éditorial sérieux ne fera jamais.
        Nous développons petit à petit notre offre numérique et cela demande du temps car, comme vous le comprendrez aisément, on ne peut travailler au cas par cas : les décisions du groupe s’appliquent à tous les nouveaux titres, pas à quelques cas isolés.
        Au plaisir de vous lire encore et toujours à votre écoute.

  4. Bonjour Equipe Pocket,

    Merci d’avoir pris le temps de me lire et surtout de me répondre.

    Notre discussion sur twitter m’a effectivement enseigné la difficulté d’obtenir les droits numériques pour votre catalogue, mais ce blog en particulier ce veux représentatif du lecteur lambda, votre lecteur, votre client. Et à sa place, la seule constatation possible est l’absence d’une offre conséquente là ou d’autres éditeurs publient à plein régime, un offre légale avec DRM et grille tarifaire peu compréhensible.

    Entre la difficulté d’obtenir les droits numérique, le soucis de l’intégration dans la chaîne de production existante, les craintes du numérique et de ses dérives, une politique de groupe pas toujours adaptée à chaque éditeurs, il est certain que votre position face à une demande en constante croissance n’est pas simple.

    Comme nous en parlions avec Imaginelf, l’offre en SF est déjà bien fournie par des éditeurs spécialisés ou alternatifs, parfois encore trop confidentiels sur les grandes plateformes, mais l’offre des certains grands noms fait cruellement défaut, et le lecteur numérique, maintenant qu’on lui donne presque les eReaders et tablettes est en demande.

    Si seul le site dont on ne peut prononcer le nom répond à cette demande, c’est triste, et risque de créer une habitude de consommation néfaste.

    Certes vous ne pouvez publier votre immense catalogue en une nuit, mais moi, en tant que lecteur, je n’ai pas l’impression que cela avance dans la bonne direction ou à la bonne vitesse. C’est pourtant bien le principe du poche de nous offrir pléthore de titre à prix réduit. Je ne retrouve pas encore cette esprit dans l’offre numérique actuelle.

    Je suis toujours prêt à discuter à bâtons rompus avec vu sur les trois sujet clés (disponibilité, protection, prix), voir du quatrième qui me tiens particulièrement à cœur, le code, voir toutes les contraintes et difficultés rencontrées et les exposer aux lecteurs (aucune publication sans accord préalable, je suis un NDA ambulant)

    Un futur consommateur de pocket numérique

    (par exemple, l’intégrale de Pern, un peu lourd pour un poche, aurait mérité une sortie numérique, il existe en Anglais, donc il doit être possible de l’avoir en Français (point de vue de lecteur lambda))

    • Oui, le Lecteur en Colère a sans doute eu l’occasion de discuter avec vous, mais comme il l’indique, il constate dans son billet la situation en sortie de chaîne, vue du « public ».

      On peut remarquer que son constat est largement partagé, et par bien d’autres personnes moins informées que lui (ou moi).

      Par exemple, en Juin dernier, ce billet chez Coffee’sCorner : http://coffeescorner.wordpress.com/2012/06/14/les-editeurs-francais/

      (et ma réponse http://readingandraytracing.blogspot.fr/2012/06/les-editeurs-francais-ne-sont-pas-des.html ).

      Il est évident que la distinction papier/numérique des droits et leur démultiplication comme vous le soulignez bien, compliquent très largement les choses. Mais à vrai dire, et comme je le disais dans un autre de mes billets, c’est pas nos oignons comment ça se passe de l’autre côté du rideau.

      Le fait est que de notre point de vue de consommateurs (oui, j’ose le mot ici), la situation est tout simplement incompréhensible.

      Quand à votre presque dernière phrase « les décisions du groupe s’appliquent à tous les nouveaux titres, pas à quelques cas isolés. », je veux bien comprendre que si les décisions du groupe s’appliquent systématiquement, ça peut poser problèmes auprès des auteurs, qui pour leur cas attendent sans doute du cas par cas. Sans parler évidemment de ce qui ne fait pas partie des nouveautés.

      Après ça, on comprends mieux effectivement que ça puisse rester bloqué…

  5. Bonjour,

    Je suis un de ces éditeurs qui n’écoutent pas, n’entendent pas, ne comprennent pas. Nonobstant, je réponds (sans doute à côté, du coup, mais…).

    Pour ce qui est de Folio SF (et c’est le cas de la quasi totalité des collection de poche, à part Milady qui fait beaucoup d’inédits), c’est une collection de reprises : reprises de titres parus en grand format ou reprise du fonds Denoël. Dans un cas comme dans l’autre : nous ne détenons pas les droits d’exploitation « premiers » de ces ouvrages ; nous achetons à l’éditeur premier (Denoël, Bragelonne, Le Bélial’, Les moutons électriques, Mnémos, La Volte, Albin Michel, Griffe d’encre, Asphalte…) le droit de publier l’ouvrage en poche… et c’est tout. Si droits numériques il y a, c’est cet éditeur premier qui en dispose. Raison pour laquelle (et votre décompte, cher Lecteur en colère, est, par là même, biaisé) on peut trouver en numérique des titres disponibles en papier en Folio SF… mais sous la marque de l’éditeur grand format (les ouvrages de T. Day et L. Genefort au Bélial’, de J.P. Jaworski ou U. Bellagamba aux Moutons électriques, de P. Pevel chez Bragelonne et bientôt ceux d’A. Damasio à La Volte, sans doute… et j’en oublie plein).

    Le cas de Denoël pourrait sembler différent (appartenant au groupe Gallimard), mais pour l’instant (nous travaillons à la résolution des problèmes juridiques que cela pose) Folio SF (Gallimard) ne peut exploiter les droits numériques cédés par un auteur/agent à un éditeur tiers (Denoël).

    Donc, hormis le cas d’un MÊME éditeur proposant une offre grand format + poche, les collections de poche ne peuvent tout simplement pas proposer d’offre numérique.

    Dernier point : Folio SF détient, en propre, pour certains ouvrages, les droits premiers ; c’est donc ces titres que nous nous efforçons de proposer (mais, comme vous le dites, certains auteurs/agents refusent et ils ont le droit). C’est donc le cas des ouvrages inédits de T. Day et de quelques autres, que nous proposons déjà et allons proposer de plus en plus. Mais cela restera forcément limité.

    Nous travaillons à élargir notre offre numérique, mais nous nous heurterons systématiquement à cette problématique : nous ne pouvons proposer à la vente que ce qui nous appartient (donc peu).

    Vous lisant toujours avec plaisir, je brise là, ayant déjà trop occupé votre espace virtuel.

    Pascal Godbillon

    • Bonjour Monsieur Godbillon (Folio SF),

      Un tout grand merci pour cette explication claire et détaillée des contraintes propres à FolioSF. Je n’avais pas eu l’occasion d’en débattre avec Alban à ce jour. Toutes ces informations très instructives clarifient énormément (pour moi) les lacunes numériques/papier que le lecteur de base ne peut que constater dans les librairies en ligne.

      Cela me permet de réorienter mes recherches pour le futur donc.

      Ce que je trouve intéressant dans votre réponse, c’est que cela nous reporte à une autre problématique : le prix.
      Les éditeurs possédant les droits sont donc souvent ceux qui font du grand format, le prix de leur livre numérique est donc basé sur leur grilles tarifaires propres. Mais l’eBook n’offrant pas cette différence Grand Format/poche, le consommateur ne comprends pas les prix plus élevés que le poche.

      Nous n’avons donc pas fini de nous arracher les cheveux (autant les lecteurs que les éditeurs)

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