18 commentaires sur “Amazon tend la joue gauche aux pirates

  1. Je ne comprends pas cet article. Ce n’est pas parce qu’un eBook n’est pas en ePUB qu’on ne peut pas le lire sur d’autres supports que le Kindle. Il faut rappeler que l’application Kindle est disponible sur PC, Mac, Ipad, Ipod, Androïd, ça fait quand même beaucoup de possibilités de lecture ! L’application est officielle, bien intégrée à tous les supports que j’ai nommé, cela va donc toucher pas mal de monde. Evidemment, il y en a qui on choisit d’autres liseuses que celle d’Amazon, là, je comprends qu’ils grincent des dents parce qu’ils ne pourront pas lire de James Bond. Mais bon, ne faisons pas de procès hystérique à Amazon. Quel est le nombre 1. de ceux qui veulent lire un James Bond 2. qui ont l’impossibilité de le faire sur un PC, un Mac, un iPod, un iPad, un iPhone ou un smartphone tournant sur Androïd? Ce n’est pas comme si Amazon privait 1 milliard de personnes de James Bond numérique. Pas sûr que le piratage de ce genre de chose intéresse le plus grand nombre !

    • Tu as raison JP, les applications Kindle existent pour d’autres plateformes que le Kindle matériel. Pour autant, moi, en tant que lecteur, et je ne pense pas être le seul dans ce cas, j’aime utiliser la même « bibliothèque » numérique et la même application de lecture pour tous mes livres.

      Si j’avais décidé d’acheter du Kindle en premier, il est clair que je trouverais extrêmement ennuyeux de devoir changer de plateforme de lecture pour certains livres, et de ne trouver ceux-ci qu’en dehors de mon « écosystème » habituel.

      Mais à l’inverse, ceux qui ont choisi de démarrer dans une écosystème epub, tu ne crois pas qu’ils auront un peu de réticence à aller chercher chez Amazon ?

      De plus, la présence probable de MTP (DRM) m’empéchant de transférer les livres légalement d’un format à l’autre peut alors être considérer comme une incitation à passer outre la loi. Et dans ce cas là, pourquoi ne pas aller jusqu’au bout et télécharger le livre illégalement ?

      Et enfin, « le plus grand nombre », c’est justement ce marché qui oublie les individualités. Certes, si 1% des lecteurs de JB (soit soyons gentils 0.0005% des lecteurs) passent le pas et piratent le livre, qu’en sera t’il ensuite du 1% de Musso, du 1% de Coelho, du 1% de Gavalda etc ?

      Au bout du compte tout ces pouillèmes ne finiront ils pas définitivement éduquer les acheteurs ai piratage ?

      • Le problème des DRM est un autre sujet. Je n’aime pas non plus ce genre de verrouillage puisque, de toute façon, un livre papier peut s’échanger, se prêter, se revendre, pourquoi bloquer les versions numériques ? Je suis contre.

        Pour ce qui est des différents supports, je comprends l’argument. Sauf que pour ma part, je passe du Kindle à l’iBook sans souci, ça ne m’embête pas de ne pas pouvoir lire un livre sur mon Kindle (on a compris quel était mon camp) tant que je peux le lire ailleurs.

        Après, tu as raison, il faudrait laisser le choix à tout le monde, proposer chaque livre dans tous les formats. On aurait le même débat si Apple avait mis la main sur les James Bond. Le combat ePUB se joue entre les grandes firmes et ce sont toujours les lecteurs qui sont oubliés.

        Même ceux qui ont un Kindle peuvent passer par les pirates pour avoir leur livre gratuitement. Le débat est donc ailleurs que sur le format. Il se passe pour les livres ce qui est arrivé à la musique. Ceux qui ont l’habitude d’avoir tout gratuitement par le piratage vont continuer. D’autres se l’interdisent.

        Je suis un fervent défenseur des livres numériques. Par contre, si je ne trouve pas le livre que je veux, dans le format que je veux, eh bien, je ne pense pas à le pirater, j’achète la version papier ! Aujourd’hui nous avons la chance de pouvoir accéder aux livres sous de multiples formats, il n’y aura, je l’espère, jamais d’exclusion.

        Au final, doit-on accuser Amazon ou la firme qui veut imposer le format ePUB ? Qui est le plus liberticide entre Amazon qui permet aux auteurs de publier leur ouvrage en numérique en téléchargeant simplement un fichier .doc ou Apple qui impose le format ePUB, un peu plus compliqué ? Je suis pro-Kindle et pro-Mac, par contre je suis contre la guerre qu’ils se livrent pour le monopole, parce que je suis avant tout un lecteur et un auteur et que je veux pouvoir rester libre.

        Ah mince, mon dernier argument va dans le sens de ton article 🙂

    • L’industrie de l’eBook s’est chois un standard, l’ePub, ne pas utiliser ce standard est prendre le consommateur en otage. Sans une connaissance de ce fait, nous finiront tous formaté par Amazon (ou Apple, ou « mettre le nom qu’il vous convient »)

      Sous prétexte qu’une application est disponible sur d’autre supports, rappelons le tout de même, support non dédié à la lecture, et qui plus est applications qui ne respectent pas la mise en page de l’éditeur accessoirement, je devrais me réjouir de cette monopolisation des œuvres qui ont pour certaines plus de 60 ans (débat sur la durée du droit d’auteur).

      Sous prétexte que c’est Amazon le gentil qui répand la lecture numérique et se bat contre les vilains éditeurs, je devrais être content ? C’est avoir une visions à court terme, Amazon a pour but avoué d’éliminer les éditeurs de la chaine du livre à moyen terme. Et Amazon étant un marchand, on peut déjà imaginer le futur catalogue.

      Alors oui, je trouve cet article nécessaire.
      Alors oui, je pense que les pirates s’attaqueront à la conversion en ePub.

      Et ne nous leurrons pas, Amazon n’a pas acheter les droits pour 10 ans parce qu’ils sont fan de James Bond, mais bien pour le potentiel de vente derrière.

      Et pour la petite histoire, oui je recommande le Kindle aux personnes désirant découvrir la lecture numérique « simplement », mais je précise toujours les limites, les risques ET les avantages à choisir un éco système fermé ainsi qu’un marchand avec de telles ambitions

      • Les éditeurs sont des marchands aussi qui, pour la plupart, ne publient pas des livres pour l’amour de l’art et pour l’argent. Il y en encore, heureusement, qui ne publient que des auteurs qu’ils apprécient et qu’ils considèrent comme talentueux. D’autres sont devenus des entreprises dont le seul but est le profit. Amazon se prend pour un éditeur, il devient donc aussi un marchand ! Certes il sélectionne des ouvrages qui vont lui rapporter de l’argent, pour les mettre en avant, pour attirer le client. Mais il laisse aussi à chaque auteur, rejeté par les maisons d’édition, parce que non vendeur, la possibilité d’être lu. Moi je suis content de pouvoir publier mes livres sur Amazon, sur l’iBook store. Le format ePUB est défendu parce que moins évident pour un auteur seul, sans grosse industrie derrière lui pour convertir ses livres. C’est la bataille du DVD, remplacé par le MP3, puis le MP4, Amazon reste plus simple, je trouve et ne tente pas d’imposer l’ePUB à tout pris en ne laissant aucun autre choix.

      • C’est la première fois que j’entends cette hypothèse du format epub plus difficile à utiliser que le mobi, et surtout pour des raisons de concurrence…

        Alors, oui, peut-etre est-il plus difficile de faire de l’epub, je n’en ai jamais fait.
        Peut-etre Amazon fournit-il des outils plus simple d’utilisation, ou est-il tout simplement plus coulant avec les fichiers donnés en entrée.

        De là à voir une collusion entre éditeurs ou intermédiaires techniques/e-libraires pour contrer AMZ, il y a un gouffre que je ne franchirais pas, bien au contraire !!!

        Amazon ne tente pas d’imposer ePub à tout prix, mais ses propres formats, et ne laisse pas plus de choix. Une moulinette qui transforme Tout en son propre format, et ne donne rien permettant de transférer dans l’autre sens, ça s’appelle une impasse !

  2. Amazon est un marchand jouant à l’éditeur
    Les grosses maisons d’édition sont des éditeurs avec une optique marchande (et on voit déjà ce que ça nous donne comme daubes)

    Certes, Amazon offre la possibilté de l’autoédition, mais au risque de vous contredire, faire un ePub c’est simple comme bonjour (pour un ePub du niveau des mobi autoédité). Il suffit d’un seul clic pour avoir qqc de potable. (attention, pas LEC Approved bien sur 😉 ).
    Et Amazon n’a pas ouvert ses portes aux autoédités par bonté d’âme non plus 😉

    • Ca c’est certain, Amazon ne fait rien par hasard et n’apas ouvert les portes aux autoédités par amour de l’art et de l’humanité 🙂 un ePub c’est simple ? Euhhhh Apple ne met pas en ligne un de mes livres parce qu’il y a une obscure erreur sur mon fichier ePUB, créé par des logiciels officiels, vérifié tout comme Apple le demande, mais non, y a un blocage et ils ne savent même pas eux-mêmes me dire comment résoudre le problème!

      • Comment tu as deviné ? 😉

        le mobi est un sous ePub à mes yeux, d’ailleurs ce format est tellement désuet que pour le faire on utilise … un ePub.

        Je le redis tout de même, j’applaudis les « facilités » offertes par Amazon tant au lecteur qu’à l’auteur, mais je ne suis pas aveugle à leur stratégies d’enfermement des deux précités.

  3. Ah, aussi JP, L’ePub ce n’est pas que l’iStore ! c’est aussi Fnac/Kobo, Virgin/Bookeen, Sony, Google, Decitre, bientot TEA… et sans doute un bon nombre d’autres e-libraires, qui ensemble dans le marché Français représentent plus qu’Amazon.

  4. Ah, aussi, j’ai cru voir passer la semaine dernière une annonce de Kobo, qui prévoirait aussi d’ouvrir une « interface » aux auto-publiés… On verra bien.

    Sérieusement, ce qu’il faudrait pour un essor de l’auto-publication en France (et donc la bataile des ebooks), c’est l’ouverture par exemple d’agrégateurs/distributeurs type Immateriel ou Smashwords de services vers eux…

  5. Je pense que le problème est plus large : c’est celui de l’organisation des droits en « bundle ». Celui qui possède les droits sur un livre possède trop souvent les droits de publications sur tout support et peut en faire ce qu’il veut, y-compris ne pas les utiliser. Ça donne non seulement des livres disponibles uniquement dans un format et pas dans un autre, mais aussi des livres qui ne sont disponibles qu’en papier ou qu’en électronique parce que le propriétaire des droits n’a pas envie/les moyens de les publier sous un autre format. On se rapproche même de la controverse concernant la traduction de « Le vieil homme et la mer », ou Gallimard avait seul les droits de publier une nouvelle traduction bien nécessaire et se refusait à le faire.

    La solution pourrait être législative : diviser les droits en fonction des formats pour qu’ils puissent être vendus séparément et sanctionner le propriétaire de droits qui n’en fait rien, ou le forcer à remettre sur le marché les droits non utilisés. Ce serait tout à fait légitime de la part du législateur car le système de droits d’auteur est une exception à la libre concurrence qui devrait être limitée à ce qui est nécessaire pour encourager la création et l’accès général à la culture.

    • Mais les droits sont déjà distincts ! C’est juste que jusqu’à présent les droits « électroniques » étaient jugés négligeables et dont groupés dans les contrats avec les autres.

      D’où beaucoup de contrats de + de 5-7 ans qui accordent ces droits numériques à l’éditeur sans grande restriction ni conditions.

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