16 commentaires sur “Le secret dont on ne peut prononcer le nom

  1. Entièrement d’accord avec toi, en particulier avec ta conclusion ! Les éditeurs se la jouent trop souvent « édifice culturel français » comme si le fait qu’ils vendent de la culture devait annuler le fait qu’ils vendent tout court, et sont donc des hommes d’affaires comme les autres, qui au moment de bosser mettent en avant le profit, et non pas la culture (dont ils se servent pourtant comme bouclier) !

    Au sujet de ton fameux secret, il est d’autant plus amusant qu’on voit les éditeurs « protéger » les libraires avec presque autant de fougue qu’un chevalier au secours de sa princesse… tout du moins sur le papier (sans mauvais jeu de mots !). Car si oui les éditeurs mettent en place des campagnes de promo bidon pour sauver les libraires, si oui ils accusent volontiers les internautes à tuer les libraires en achetant sur Amazon, aucun ne fait rien de concret pour réellement aider les libraires, aucun n’investit le moindre centime pour cela !

    En lisant ta phrase : « Il est vrai que l’auto-édition est une voie à la mode, mais n’est-ce pas surtout parce que les éditeurs ont failli à leur mission en privilégiant des « noms », se reposant sur leur vaches à lait ? »

    Je ne peux m’empêcher de faire une connexion avec un article de theSFreader ce matin http://readingandraytracing.blogspot.com/2011/09/la-boule-de-cristal-numerique.html
    qui annonce que l’auto-édition entrainera « une réapparition de genres perdus », sous-entendu mis de côté par les éditeurs car pas assez rentables pour eux.

    Comme quoi au final, ils ont largement failli à leurs missions nos amis éditeurs, car offrent finalement une mauvaise purée de culture, passée à la moulinette pour être un produit attirant, acheté par le plus grand nombre. Une moulinette qui va simplement rejeter tout texte littéraire excellent mais écrit par un inconnu, pour préférer publier une énième biographie de DSK signée par on ne sait quel journaliste soi-disant célèbre. Elle est belle la culture !

    • « investit le moindre centime pour cela », autant les laisser se débrouiller, tant qu’ils payent…

      L’auto-édition intéressante n’aura qu’un temps, trop de « mauvais » auteur en herbe passeront par là. Seule une édition « assistée » permettra l’émergence de bon auteur, de bon livre, mais surtout qui seront connu du public. Un mariage entre l’édition et l’auto-édition. Ou l’émergence de quelque chose de nouveau, encore à inventer.

      • Pour une fois, je ne suis pas d’accord avec toi. A mon avis, les « Mauvais auteurs » disparaitrons (ou se renouvelleront, mais dans tous les cas resteront comme un bruit de fond). Les auteurs médiocres surnageront, faisant suffisamment de bénéfices pour continuer de survivre.
        Quand aux « bons auteurs », je pense que dans leur majorité (et pour peu qu’ils persistent et se fassent aider par des « editors » ) ils finiront par être reconnus pour leur travail.
        (J’espère ne pas te fâcher en te renvoyant justement vers un blog que j’ai traduit la semaine dernière : http://bit.ly/pt82q1 , si oui, n’ hésite pas à me dire et je cesserais)

  2. Mais se faire aider, ce n’est plus vraiment de l’auto-édition pure. Mais comme je le disais plus haut, qqc de nouveau, d’intermédiaire nous sortira des petits bijoux, et l’auto-édition pour tous restera un tas de gadoue avec de trop rare joyaux.

    Pas de soucis pour le lien. Note que cette dame ne fais pas de l’auto-édition, mais bien de l’édition, certes indépendantes mais tout de même, qqc se rapprochant de ce possible « nouveau ».

  3. Encore un problème avec le double sens d' »édition »
    Disons que je suis d’accord avec toi, l’auto-édition est à bannir, et ne sortira que de la daube (enfin en très très grand majorité).
    Par contre l’auto-publication, à partir du moment où l’auto-publieur fera appel à un « editeur » pour l’aider à relire/affiner/perfectionner son livre a de beaux jour devant-elle.
    De la même manière, l’auto-publieur devra sans doute faire appel à un graphiste pour sa couverture…
    En fait, dans ce cas précis, l’auto-publieur doit (à mon sens) ajouter une deuxième casquette sur celle d’auteur : celle de « publieur ». SI en tant q’auteur, il est garant de l’histoire, de l’idée, du style bref, du contenu, en tant que « publieur » il doit s’assurer de l’aspect comer’cialisation de son livre. Celà implique un contrôle qualité, qu’il ne peut faire lui même car il est trop imprégné de son propre livre, et du coup, il devra donc faire appel à un « editeur ».

  4. Un spécial LEC : Le rôle du « publieur » est aussi d’assurer la qualité du fichier en lui-même. Ca pourrait vouloir dire, de faire contrôler le contenu des feuilles de style etc… et si, nécessaire de faire sous-traiter le « formattage » numérique du texte dans un fichier « correct ».
    Bien sûr, ca signifie pour l’auteur apprendre un tout autre métier que celui d’auteur : celui de publieur. Mais c’est à ce titre qu’il récupère la rémunération supplémentaire…

  5. Pingback: Le secret dont on ne peut prononcer le nom | L'Editeur optimiste | Scoop.it

  6. Je t’ai envoyé un DM 🙂
    A priori, il utilise Calibre pour le multi format, mais ça a tendance à créé un code assez pourri en général, doublons, triplons de styles pour un même mot, contradictions de styles, …

  7. Un bémol tout de même: les infrastructures de stockage serveur pour les livres numériques coûte du pognon, et leur maintenance de la main d’oeuvre. Ingénieur système réseau et sécurité je sais ce dont je parle..
    Du coup le libraire change non de métier, mais son panel de compétences changent: il aura nouvellement besoin d’informaticien et n’aura plus besoin de magasinier..
    à mon humble avis, l’avenir de l’édition (j’ai peur d’utiliser ce mot, au vu des différentes interpretations de celui-ci, qu eje ne matrise guère) va êtres transformé comme l’a été celui de l’édition musicale.
    ET… si on prend la musique en étalon, … bah ça promet..
    hier j’ai écrit un petit billet à ce sujet..^_^
    http://fbaffranchi.blogspot.com/2011/09/projection.html

    • Je n’ai pas fait allusions aux coup fixe du libraire effectivement, mais qui restent quasi les même (stockage livres, personnel vente VS serveur et gestionnaire).
      L’édition DOIT changer si elle veut survivre au numérique, sinon elle sera remplacée par d’autres acteurs plus innovants.

      • à votre avis, et au vus de vos connaissances du milieu, les leçons de la musique numérique pourraient-elles être reprise par l’industrie de l’édition?

    • Mon espoir, vis-à-vis des libraires serait qu’ils organisent une sorte de « coopérative », qui mettrait en commun les coûts d’infrastructure, et répartirait les profits en fonction des ventes.
      De même, cela permittivité par exemple de mettre en commun un « cloud » où les livres achetés/vendus resteraient disponibles, un peu à la façon de ce qui se passe chez Amazon/B&N/Websscription/Smashwords , plutôt qu’avec un téléchargement limité.

      C’est en tout cas la voix qui me semble la plus « valide ».

      Quand aux leçons de la musique, s’ils avaient voulu en tenir compte, ils auraient commencé par ne pas barder leurs fichiers de DRM, et baisser les prix. Mais Non pour eux , les musicos sont des imbéciles qui n’ot pas su gérer. Alors que quand on est un éditeur, on a la culture et la réflexion pour soi !

  8. Je ne peux pas mieux dire que TheSFReader, si les éditeurs pensaient vraiment que l’exemple de la musique fut probant, ils se seraient atteler depuis le début à piocher les bonnes pratiques, celles que le consommateurs attendent.

    Mais on voit tous ce qu’il en est.

    Seul un passage par de nouveau acteurs à la Amazon fera réellement évoluer les dinosaures, ou ils disparaitront, aux profit de gens plus à l’écoute du client.

  9. L’édition, elle va droit dans le mur dans lequel les labels se sont encastrés. Manque de bol, le ciment était encore frais et ils vont rester empêtrés entre potes.

    À chaque virage numérique, on sait pertinemment que ceux qui survivront seront :

    1 ) ceux qui ont du pognon, donc les gros.
    2 ) les indés qui auront su évoluer.

    Ceux qui souffrent, voire crèvent, ce sont les mecs au milieu.

    Maintenant, on va pas se mentir, le suce-boule de Lang nous a bien pourri le système… mais bon, ça ne fera que ralentir le mouvement. C’est juste dommage pour auteurs, éditeurs indés et lecteurs quoi, parce que le système favorise à mort les gros.

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