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On a tiré sur Stephen King !

Publié par Lecteur en colere le 22 mars 2013
Publié dans: Ebooks. Tagué : 22/11/63, Albin Michel, Stephen King. 4 commentaires

Bonjour cher lecteur,

 

Je vais te parler aujourd’hui de 22/11/63 de Stephen King, chez Albin Michel.

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Chronique :

Comme à chaque sortie d’un nouveau Stephen King, je me précipite dessus en espérant un « bon ». Cet auteur très prolifique m’avait habitué à d’excellentes lectures par le passé, avec une baisse de régime (ou un autre genre) ces dernières années. Après le très bon Dome (à l’exception de la fin, tout le monde s’accorde là-dessus) ce nouveau livre de Stephen King était très attendu.

Ne voulant pas te faire patienter trop longtemps, je serais bref : À LIRE !
Voici enfin un Stephen King que je recommande sans hésitation, sa description d’une Amérique des années 60 est comme d’habitude de grande qualité, extrêmement bien documentée pour nous plonger dans cette époque bien révolue en 2011. Je te passerai le synopsis, résumé, je me contenterai de te dire : c’est du bon King.

 

Rendu :

Comme toute bonne lecture, celui-ci n’a pas échappé à mon œil scrutateur et les imperfections/manques du livre numérique.
La sempiternelle marge à droite, je vais finir par croire que tous les grands éditeurs français essayent de nous envoyer un message subliminal…
Même si le rendu global est bien mieux que celui des deux derniers articles (bon exposant, bonnes petites majuscules,…) il reste quelques soucis pour un perfectionniste.

Les appels de note de bas de page trop petits pour certains eReaders, comme d’habitude, un mot en gras qui ne devrait pas, même un mot manquant dans le texte, une liste d’options avec une indentation malvenue lors du retour à la ligne. Preuves que le livre numérique n’est pas relut avant sa mise en vente. Il y a également les petits détails de mise en page manquants : les lettres ont droit à une mise en page, mais pas les articles de journaux.
Dernier détail étrange, le livre comporte 3 niveaux de titres, mais seulement 2 d’entre eux se retrouvent dans la table des matières, bien gênant pour une navigation aisée (dont j’ai eu besoin lors de ma lecture, donc au moins UN utilisateur frustré)

Même si globalement le rendu est au rendez-vous, un de mes auteurs préférés aurait mérité plus, bien plus.

 

Code :

Sans aucune illusion, je me suis penché sur le code de ce livre numérique. Et sans aucune surprise, on a droit à une conversion automatisée.

Voici à quoi ressemble le code chez Albin Michel, encore une fois avec surabondance de balises <div> (bleu clair) (mais au moins, pas en remplacement des balaises <p> (gris)), une utilisation de classes inutiles (bleu foncé et vert), et comme trop souvent, l’absence de balises titre <h> (rose dans mon code).

img01

Et voici le même texte, avec le même rendu, mais un code correct et bien plus clair.

img2

Beaucoup de codes inutiles, certes invisibles au lecteur, mais pas pour les outils de lecture, source de différences entre machines, voire pire, perte de mise en page de texte.

Pour terminer, je suis désagréablement surpris par les métadonnées, quasi vides. Même l’auteur est renommé « King », tout court…

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Les éditeurs ont décidément encore de grands efforts à fournir pour atteindre un niveau convenable de codage pour leurs livres numériques.

 

Que la puissance de l’eBook t’offre le monde.

Lafon et Laffont

Publié par Lecteur en colere le 20 mars 2013
Publié dans: Code. Tagué : Ernest Cline, Lecteurs en colere, Michel Lafon, Player One. 2 commentaires

Bonjour cher lecteur,

Pour l’analyse du jour, je te parlerai d’un livre destiné aux plus de 30 ans à priori : Player One de Ernest Cline.

Ernest Cline - Player One

Chronique :

Livre très agréable à lire pour un presque vieux comme moi, car ce livre est avant tout une suite de références aux années 80, ses jeux vidéos, ses musiques, ses films. L’histoire aurait pu être simplement « moderne » et sans grande importance, mais la manière qu’a l’auteur de se référencer aux vidéos de notre passé est importante dans ce texte. Allusion à notre passé de geek très bien faite pour quelqu’un à même de suivre les allusions.
J’ai plus de doute quant à accrocher les lecteurs plus jeunes, il y a certes quelques notes de bas de page disséminées le long du récit, mais est-ce bien suffisant pour apprécier pleinement le récit ? Les jeunes élevés à coup de Xbox et autre Nintendo pourront-ils comprendre ce qu’est un jeu vectoriel ou 8 bits ? Qui est Joshua ? Comment on joue à Donkey Kong ? De très nombreuses références qui m’ont fait penser à quelque chose de particulier : un livre enrichi.

Je ne suis pas un fan du livre enrichi, c’est rarement bien fait et là pour supporter le texte, mais cette fois-ci… des images de la première console Atari, les bandes-son des jeux vidéos mythiques, voir des vidéo.
La couverture en anglais est un exemple intéressant par exemple, je la préfère nettement plus à celle de la version française, plus « dans le thème ».

9781446493830_1_75

Une bonne lecture donc, mais si vous êtes né trop tard, ayez à portée de mains une connexion au web pour en profiter pleinement.

Rendu :

Après cette nouvelle section que je vais tenter de mettre à chaque analyse, les choses sérieuses commencent.

D’un rendu global acceptable, il y a néanmoins quelques points noirs au tableau.

La sempiternelle marge à droite, celle que l’on retrouve toujours chez Robert Laffont, est bien présente. Qui disparait comme par magie sur l’iPad, à croire que seul cet outil est utilisé pour la vérification…

Il y a également les petites majuscules, inexistantes, certainement dû au code non supporté par toutes les machines de lectures du moment. Encore une fois, l’iPad l’accepte, coïncidence ?
Il existe une alternative viable, certes pas parfaite, mais au moins on couvre un plus grand pourcentage des lecteurs.
Certaines mises en page sont absentes /incompatibles avec le numérique, comme les séances de tchat ou les poèmes, les affichages d’écrans qui auraient mérité un traitement particulier.
Et ne parlons pas des appels des notes de bas de pages, non-cliquables sur certains eReaders, de quoi rendre dingue le pauvre lecteur ne connaissant pas les années 80…

Un certain nombre d’éléments qui tentent à prouver que le numériseur de Michel Lafont n’est pas un lecteur numérique (en dehors de l’iPad peut-être). Un manque évident de connaissances des outils du marché quand on se dit professionnel en tout cas.

Mettons un peu d’eau dans notre vin, on notera la présence de lettrines bien intégrées et l’alternance des titres à droite/gauche pour situer le récit dans le monde réel/virtuel.

Le code :

Les éditeurs se suivent, mais ne se ressemblent pas… quoique… pour une fois je ne vais pas t’endormir avec mon charabia technique, car en fait le numériseur pour cet ouvrage est le même (ou utilise le même outil) que celui qui a produit Rollback, chez Ailleurs & Demain précédemment analysé. Un simple copié collé suffirait.
On retiendra la surabondance de balises <div> , qui ont également remplacé les balises <p> et la mauvaise structure des balises titre <h>

Les métadonnées tendent à me donner raison, avec les mêmes manques que dans Rollback.

SSDD

Que la force de l’eBook t’offre le monde.

Ici & Aujourd’hui

Publié par Lecteur en colere le 19 février 2013
Publié dans: Ebooks. Tagué : Ailleurs & Demain, contrôle de qualité, Lecteurs en colere, Robert J. Sawyer, Rollback. 7 commentaires

Bonjour cher lecteur,

Nous voici enfin revenus au temps des analyses, délaissées depuis trop longtemps. Pour ce retour, un de mes éditeurs favoris pour la qualité de ses livres depuis plus de 40 ans : Ailleurs & Demain. J’entends déjà crisser les dents de la responsable numérique, donc je vais commencer en douceur.

Tout d’abord, il est important de noter les efforts fournis depuis leur arrivée en numérique. Près de 20 % du catalogue est sans DRM, on est loin d’une politique anti-DRM, mais on se doute que les agents d’auteurs anglo-saxons sont pour beaucoup dans la présence de DRM.

Autre point important, un effort sérieux est effectué sur la tarification des sorties, on trouve souvent les dernières sorties numériques à 9,99 ou 12,99 €. Et là encore une fois, on soupçonne l’influence des agents étrangers sur certains tarifs. Le prix du poche est encore éloigné, mais il y a une véritable progression dans le bon sens.

Dernier point positif, on remarque que Ailleurs & Demain a commencé la numérisation de son fond de catalogue, certes les plus récents, les contrats des plus anciens étant tous à renégocier. Espérons que cela continue, on est à 20 % du catalogue numérisé, mais on attend avec impatience les « classiques » de ce catalogue.

Maintenant, commençons là où ça dérape. Pour cela, j’ai utilisé ma dernière lecture (très appréciée, comme souvent) Rollback, de Robert J. Sawyer.

rollbackcover

Comme d’habitude, je vais commencer par le rendu, mais avec une petite parenthèse. J’avais été agréablement surpris par le bon rendu du Flashback de Dan Simmons, donc mes espérances étaient grandes avec cette nouvelle lecture.

Mais j’ai très vite déchanté… À peine téléchargé sur mon eReader, le premier choc : cette superbe couverture argentée, utilisée pour me vendre l’eBook, n’est PAS reprise dans le fichier, à la place, j’ai droit à une immonde image de la page titre !

rollbackimg01

Le tout pixelisé bien entendu, et est de plus redondant avec la vraie page titre qui suit de peu cette horreur. Il y a probablement des raisons à l’absence de la couverture, mais ÇA, ce n’est certainement pas le bon choix, on se croirait revenu au premier jour du numérique.

Ensuite, après le miracle du Flashback, je ne peux que constater le retour de la marge à droite, encore et toujours. Certes, tu me diras que ce n’est pas gênant pour la lecture, mais le livre numérique c’est généralement un écran, autant centrer correctement le tout !

Mais dans ce livre on a droit à la pire faute de numérisation à mes yeux : la dégradation du texte. Minime, infime, mais bien là : le symbole de l’esperluette qui disparaît dans le code d’un message, ce n’est pas anodin, preuve que les fichiers numériques ne sont pas contrôlés ! Et je ne parle pas encore de code, mais bien d’une simple relecture pour s’assurer que tout est bien là.

Est-ce que toute la lecture s’en ressent ? Heureusement non, mais le doute s’installe, que peut-on rater d’autre par la suite ?
Après le rendu, on se penche bien entendu sur le code, et là, aucun progrès, aucun changement, on est toujours sur un code qui provient d’une conversion automatique au résultat aberrant.

L’amour inconsidéré des balises <div> tout au long du code, aux endroits les plus incongrus.

Une simple page « Première partie » avec le code suivant :

rollbackimg02

On notera l’usage de 2 balises <div>, d’une balise <span> vide, de deux classes et l’absence de la balise <h1> élément primordial de la structure HTML.

Un code propre donnerait ceci :

rollbackimg03

Même si l’usage des <div> s’explique par la mauvaise conversion automatique, afin de recréer les parties d’une page papier, il y a bien un endroit où il doit être proscrit : pour les paragraphes.

Si l’on regarde le code en détail, on remarque qu’au lieu d’utiliser, en toute logique, la balise <p> pour le texte, on a de nouveau droit à la balise <div>.

rollbackimg05

Et en prime, pas de balise titre <h2>, des classes inutiles.

Voici le code standard que l’on attend dans ce genre de situation :

rollbackimg06

Je terminerai par les métadonnées, où l’on sent une meilleure maîtrise de ce domaine, expérience du papier oblige, mais pas encore adapté aux usages numériques avec quelques champs importants (mais non obligatoire, je le concède) totalement ignorés, les amateurs de Calibre me comprendront :

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Ailleurs & Demain, je vous félicite des efforts fournis pour l’offre, les tarifs et les DRM, mais il manque un pan essentiel à votre stratégie : la qualité du produit ! Je suis certes un intégriste du code sur ce blog, mais un bon rendu me rendrait déjà satisfait en tant que lecteur de vos ouvrages.

Que la force de l’eBook t’offre le monde.

Pas à pas, chacun son rythme

Publié par Lecteur en colere le 15 février 2013
Publié dans: Ebooks. Tagué : ActuSF, l'atalante, Lecteurs en colere, Mnémos, voy'[el]. Poster un commentaire

Bonjour cher lecteur,

Se lancer dans le numérique, c’est toute une aventure. On peut le comparer aux premiers pas d’un enfant. Depuis plus d’un an, les nouveaux acteurs sur le marché du numérique se succèdent tous les mois. Mais aucun n’a eu la même stratégie de numérisation.

Prenons par exemple les Éditions ActuSF : un codage en interne avec AtlantisWordprocessor, afin de maitriser les coûts et le rendu global de leurs eBooks. Des premiers pas assurés sans se précipiter, de simples nouvelles et courts romans pour ne pas risquer la chute.

D’autres comme Éditions Voy’[el], qui avaient commencé comme Éditions ActuSF avec AtlantisWordProcessor ont trébuché en cours de codage : l’utilisation de Calibre pour l’inclusion des métadonnées dans l’eBook, ruinant le beau travail de AtlantisWordProcessor. Mais on apprend vite et tout seul chez Éditions Voyel, le processus a été corrigé immédiatement.

Le cas des Éditions Mnémos est édifiant : un super démarrage avec Kaddath, codé en externe par Walrus Studio, de l’ePub amélioré explorant les possibilités offertes par Apple. Mais quel ne fut pas l’emmêlage de jambes avec leurs productions suivantes, des ebooks convertis avec Polifile, pour un résultat catastrophique : mauvais code, mauvais rendu, italiques et symboles disparus, mise en page particulière ignorée (fond noir, texte blanc et dégradé). Après une longue discussion avec la responsable numérique des Éditions Mnémos, la course a repris, avec un codeur professionnel externe. Le jour et la nuit au niveau de la qualité.

 Et puis le meilleur entrant sur le marché de ces derniers mois : les Éditions L’Atalante. Une grande réflexion sur la stratégie de numérisation (j’en ai entendu parler bien longtemps avant leur première annonce), mais également sur leur tarification et position face au DRM. Une longue réflexion et mise en place qui nous a tenu en haleine l’été dernier, mais avec un résultat à la hauteur : de nombreuses sorties régulières, un code certes perfectible, mais d’un bon niveau la plupart du temps.

Aux éditeurs qui désirent se lancer dans le numérique, prenez le temps de bien réfléchir, d’observer ce que vos concurrents ont fait, pour quel résultat. Autant le prix, que l’offre, que les libraires, la présence ou non de DRM.

Mais le plus important à mes yeux : portez une grande attention à la qualité de vos livres numériques ! Que ce soit en interne (soyez sûr de maîtriser et de comprendre l’eBook) ou en externe avec de vrais professionnels de l’eBook (les conversions automatiques à 30 €, oubliez !!!).

Je serai impitoyable…

Que la puissance de l’ebook t’offre le monde.

Ils sont gentils chez Kobo, mais j’en fais quoi de ce code ?

Publié par Lecteur en colere le 14 décembre 2012
Publié dans: Librairies. Tagué : code promo, Kobo. 8 commentaires

Bonjour cher lecteur,

Voilà plus d’un an, j’ai fait l’acquisition d’un eReader KoboTouch. Le fameux « by Fnac » qui en Belgique est toujours un « by Fnac » mais qui en fait n’en a que le nom car il est lié au Kobostore international et non pas belge comme on pourrait l’espérer.

Du haut de mes 12 mois comme client Kobo, pour me remercier de ma longévité avec eux, j’ai eu le plaisir de recevoir un code promo : une réduction de 20 % sur mon prochain achat. Ça tombe bien, j’ai une liste d’achat qui se rallonge de jour en jour, voilà donc une parfaite opportunité pour la réduire quelque peu avec en prime une jolie réduction. Je fonce donc sur mon compte Kobo, retrouve le livre en question (une tâche toujours ardue sur le Kobostore International, à croire que seul Harry Potter m’intéresse), et je cherche la case « code promo ».

Mais à mon grand dam, rien. Pas de case où mettre mon code promo. Il y a bien les cases pour les cartes cadeaux, mais pas de case « code promo ».

kobostore

 

Qu’à cela ne tienne, je recherche un autre eBook sur ma liste d’achat.

Et encore une fois, pas de case « code promo »…

 

Bon, après plusieurs essais infructueux, je me tourne vers le helpdesk de Kobo, qui très gentiment me répond assez rapidement :

Bonjour

Nous vous remercions de contacter le service à la clientèle Kobo.

Certains éditeurs ne nous laissent pas utiliser des codes promo sur leurs livres, dans ce cas, vous verrez le message "En raison des restrictions éditeur les codes promotionnels ne sont pas autorisés pour ce produit." Les livres électroniques qui peuvent avoir un code promo appliqué aura deux prix (un prix initial et le prix d’escompte). Les livres qui ne peuvent pas avoir un code promo appliqué n’a qu’un seul prix.

Pour utiliser un code promo:

Connectez-vous à votre compte Kobo à http://www.kobo.com.
Sélectionnez un livre que vous souhaitez acheter.
Cliquez sur Acheter maintenant pour commencer votre processus de commande.
Sur la page de paiement, cliquez sur Oui en regard de Avez-vous une carte-cadeau ou
code promo pour racheter ?
Entrez votre code promo et cliquez sur Appliquer. Le magasin va vérifier votre code promo pour s’assurer qu’il est toujours valide et va ajustez le total de votre commande pour vous donner un rabais. *** Si la quantité de code promo n’a pas été appliqué à votre achat total que le code promo n’a pas été appliqué. S’il vous plaît vérifiez à nouveau tout pour vous assurer qu’il est correctement appliqué. ***
Terminez d’entrer vos informations de paiement et finalisez votre achat.

S’il vous plaît laissez-nous savoir si vous avez des questions.

Cordialement,
L’équipe Kobo

Ah les salauds d’éditeurs, ils m’empêchent d’utiliser mon beau code promo, comment osent-ils !!!

Mais une phrase de cet email me met la puce à l’oreille : « En raison des restrictions éditrices, les codes promotionnels ne sont pas autorisés pour ce produit. » Ah ben non, il n’y a pas de tel message lors de ma tentative d’achat….

De plus, comme tu le sais, je numérise pour plusieurs éditeurs, je travaille en direct avec des diffuseurs également, et à aucun moment, il n’a été question d’autoriser, ou pas, un code promo. Je me renseigne donc en vitesse sur Twitter auprès de plusieurs éditeurs, et l’on me répond que cette bête-là leur est inconnue, qu’ils n’ont jamais entendu parlé d’un code promo et encore moins autorisé une telle pratique.

screenshot.12 screenshot.13

Je retourne donc vers le helpdesk de Kobo pour obtenir clarification, mais là, je sens tout de suite que je vais me faire rouler dans la farine. Malgré mes demandes pour une réponse claire concernant les livres d’éditeurs français, on me répond encore et toujours que c’est la faute de l’éditeur, qu’il n’a pas autorisé l’utilisation du code promo. Bon, aucun doute, le helpdesk est plus que probablement canadien et ne connaît rien au marché français. On parle peut-être la même langue, mais les spécificités du marché qui m’intéresse leur sont inconnues…

Donc, un grand merci à Kobo pour ce cadeau de Saint-Nicolas, mais il faudrait réellement repenser ce genre d’offre pour qu’il soit adapté à la réalité du client. Sur le top 1000 FR, j’ai trouvé 2 livres où mon code est accepté : un sur Mac OS et un sur le développement personnel, tous deux bien inutiles… Une solution serait un crédit sur le prochain achat, loi sur le prix unique oblige, à prendre sur votre marge bien entendu, et non pas sur le prix de vente comme c’est pratiqué sur les eBooks non protégés.

Que la force de l’eBook t’offre le monde.

Et toi non plus tu n’as pas changé…

Publié par Lecteur en colere le 5 novembre 2012
Publié dans: Ebooks. Tagué : code, contrôle de qualité, Fleuve Noir, Frank Thilliez, Lecteurs en colere. 3 commentaires

Bonjour cher lecteur,

Me revoilà enfin à mes premiers amours, le code et ses subtilités parfois trop complexes.

J’ai choisi un couple éditeur/numériseur qui était déjà passé sur le grill il y a quelque temps : Fleuve Noir/Nordcompo. Découvrons s’il y a eu une amélioration quelconque.

Encore une fois, je suis parti sur un livre de Frank Thilliez, Atomka, bien que peu fan des policiers en ce moment, les livres de Frank Thilliez sont bien construits et plaisants à lire. Je le recommande pour les amateurs du genre.

 

 Les constatations de l’époque pour le prix et le DRM restent de circonstances, en un an, pas de grosse évolution de ce côté chez Fleuve Noir. Mais on ne peut s’attendre à de gros changements dans les maisons d’édition de ce genre, cela prendra encore beaucoup de temps.

Première bonne nouvelle, la couverture est enfin centrée, promesse de changement pour la suite. Mais dès la première page de texte, c’est la désillusion, il y a encore et toujours une marge à droite plus importante que celle de gauche, décalant le texte.

Encore une fois, c’est invisible sur Apple, qui ignore royalement le code, donc de là à supposer que les fichiers ne sont vérifiés que sur iPad…

 Pour le reste du livre, hormis la pauvreté des métadonnées et une lettrine volante, pourtant assez visible lors d’une vérification rapide, il y a peu de reproches à faire à ce livre.

Bien qu’il soit difficile d’être 100 % interopérable, notons que la couverture n’apparaît pas en vignette sur le NookSimple Touch et la police embarquée Times rend très mal sur cet écran (soucis de software, la police passe très bien sûr d’autres eReaders). Mais est-ce encore utile de forcer une police « standard » comme Times New Roman, je me le demande.

Mais qu’en est-il du code alors ? Et bien peu de changements par rapport à ma première analyse. Même si le rendu est au rendez-vous, le code est identique à ce qu’il était il y a un an.

  • Surabondance de <div> non justifiable
  • non-utilisation des balises titre <h1>
  • utilisation d’une classe en plus de la balise <p>

Les fameux <div>, bien que moins utilisés que d’autres éditeurs, sont encore trop présents. Simple exemple de la page photo de l’auteur, où pas moins de CINQ balises <div> ont été utilisées où une seule aurait suffi. Regardons en graphique ce que cela donne :

 Mais loin de se contenter de surcouches bien inutiles, il y a également surabondance de style en opposition les uns avec les autres :

La solution pourtant simple d’utiliser une CSS dédiée (comme celle de la couverture) aurait permis un code simple, propre et efficace.

Il en va de même dans les chapitres, mais là en plus, on ignore complètement la logique structurelle du texte en HTML : les fameuses balises <h1> pourtant si précieuses. Non seulement elles structurent le texte, mais elles peuvent servir de base pour la table des matières.

Voici en graphique ce que donne le code actuel :

Et voici la même page avec un code standardisé :

(DIV = turquoise, P = gris, SPAN = vert, H1 = rose, EM/SUP/STRONG = noir)

 Un code bien plus simple pour un résultat équivalent.

Voilà, un an de plus pour le couple Fleuve Noir/NordCompo et peu de changements au niveau du code. Un tout petit mieux pour la couverture malheureusement non reprise pour le reste du livre, c’est vraiment dommage, à ne vendre que sur Apple si on veut réellement privilégier cette plateforme… Je conçois que la conversion automatisée soit nulle pour le code, mais qu’au moins le rendu soit impeccable !

A bientôt pour une autre analyse

Que la force de l’eBook t’offre le monde.

The big bang for LEC

Publié par Lecteur en colere le 13 octobre 2012
Publié dans: Ebooks. Tagué : Alain Damasio, Editions La Volte, La Horde du contrevent, LEC Digital Books. 7 commentaires

Bonjour cher lecteur,

Aujourd’hui je vais te parler de l’origine, la naissance, la création, le point pivot de mon aventure dans le monde de l’édition.

Il y a bientôt deux ans, déjà fervent lecteur numérique, j’ai acheté un eBook, après recommandation d’un ami, malgré la présence de DRM et le prix supérieur au poche. Après plusieurs pages de lecture, j’étais happé par l’histoire, convaincu d’aller au bout. Mais malheureusement, un écueil se dressait entre le texte et moi : la qualité de l’eBook. Entre les lignes coupées, les paragraphes collés entre eux, les images non seulement pixelisées, mais également mal cadrées, de nombreux caractères remplacés par des points d’interrogation… Le constat était d’autant plus navrant que ce texte méritait tout le respect possible (comme tous me diras-tu, mais certains plus que d’autres). Au vu des conditions d’achat, il me paraissait impossible de demander un remboursement (bien qu’ePagine m’ait offert un remboursement par la suite que j’ai refusé), j’ai donc commencé à cogiter sur ce que je pouvais faire pour ce texte et la qualité des eBooks en général.

C’est comme ça que j’ai commencé à analyser les codes de tous les eBooks que j’achetais. J’ai comparé des lignes et des lignes de code, étudié ce que devait être le « standard », mais aussi ce qu’imposait la réalité des outils de lecture de l’époque. Désireux de partager cela avec d’autres lecteurs, est donc né ce blog, lecteursencolere.com rapidement suivi de lecdigitalbooks.com

Mais même sous des dehors provocateur et destructeur, je voulais ma démarche avant tout constructive ; c’est la raison pour laquelle j’ai donc décidé que pour chaque article, je contacterais l’éditeur, tenterais d’expliquer ce qui cloche dans leur eBook et leur proposerais des solutions viables. Certains ont apprécié, d’autres se sont contentés de constater avec un aveu d’incapacité à modifier les stratégies de groupe tout en prenant compte des remarques, et très rares sont ceux qui n’ont jamais répondu.

Mais qu’est-il advenu de ce fameux livre, point pivot de ma vie numérique ? Aussi étrange que cela puisse paraître, il n’a jamais été décortiqué sur ce blog. Principalement parce que c’était un coup d’essai de l’éditeur à une époque où le numérique était plus que balbutiant, un essai entre amis pour voir ce que cela donnerait, sans aucune prétention. Mais aussi parce que c’est un de mes premiers livres numérisés pour un éditeur, je tenais absolument à mener ce projet à terme, pour le texte, pour l’auteur, pour l’éditeur, pour moi, pour toi.

Et ce projet est enfin finalisé, après une aventure des plus rocambolesque, l’eBook est là. Pour toi lecteur, je t’invite à le découvrir et à l’apprécier autant que moi.


Il est déjà disponible sur Feedbooks et prochainement dans toutes les bonnes librairies

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